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Quel regard chrétien sur l’actualité ?

La congrégation des Augustins de l’Assomption est propriétaire du groupe de presse Bayard. Celui-ci édite de nombreux titres, à l’instar de Phosphore, Astrapi, Okapi, l’hebdomadaire Pèlerin ou encore le quotidien La Croix. Dans le cadre de l’Université européenne assomptionniste, Anne Ponce – directrice de la rédaction de Pèlerin – et Guillaume Goubert, directeur de La Croix, ont animé un forum dont la thématique était « La Croix, le Pèlerin, quel regard chrétien sur l’actualité » ?

« Des journaux chrétiens, ce sont des journaux », martèle Anne Ponce. Les termes sont lâchés. Oui, Bayard est un groupe de presse catholique. Il n’empêche, les parutions éditées sont réalisées par des journalistes professionnels, qui respectent la déontologie de la profession, mais qui défendent – aussi – le projet d’une entreprise. Selon Guillaume Goubert, La Croix, c’est « Gaudium et spes » au quotidien. En d’autres termes, les différentes parutions s’attardent tant sur les joies, l’espoir, la tristesse et les angoisses. « Nous sommes toujours attentifs aux lumières dans l’actualité. Parfois, on les cherche. Nous montrons ainsi que les hommes ont une capacité à se relever, faire le bien, à aimer, à construire, etc. », souligne-t-il également. Pour autant, le quotidien catholique s’attache également à partager les mauvaises nouvelles. « De nombreux médias publient en effet souvent de mauvaises nouvelles. Mais vouloir parler des nouvelles positives, c’est un effort que vous n’imaginez pas », poursuit-il. La vie n’est pas si mauvaise. Pour autant, un journal n’est pas là pour réconforter ses lecteurs.

Un regard chrétien, c’est aussi aborder les problématiques religieuses. La Croix reste ainsi attentive à l’information religieuse, la parole des Églises, la contribution positive des religions, quand d’autres médias choisissent souvent de ne parler que de « négatif ». Une question d’audace, peut-être. Il s’agit en tout cas de sujets qui font pleinement parties de l’ADN du groupe de presse. Ce dernier se porte d’ailleurs bien et fait même parfois exception, dans un contexte difficile pour la profession. « Nous avons récemment publié une interview exclusive du pape. Nous avons pu voir la disponibilité du système médiatique pour écouter une parole comme celle-là. Il faut tenir cette lampe allumée, même si l’avenir est incertain pour nous et le reste de la profession. C’est une belle mission », ajoute Guillaume Goubert. Des publications qui acceptent en tout cas la complexité du monde, ainsi que le dialogue, et qui choisissent de l’assumer. Une conviction forte qui semble plaire.

Des aventuriers de l’information

La presse chrétienne sait prendre des risques, elle aussi. Comme les autres, là voici aussi au cœur du tourbillon médiatique. « On se doit d’être là, au cœur du tourbillon. C’est un devoir. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être à côté. Nos journaux doivent donner du sens, de la profondeur. Quelle parole doit-on avoir sur un sujet dont tout le monde parle ? Nous devons développer aussi notre propre actualité, dont personne ne parle mais nous on doit en parler…», souligne Anne Ponce. Une question de choix et des interrogations au quotidien. Bayard, ce sont aussi des synergies, bien que les publications soient différentes, tant dans la temporalité ou le lectorat. Des projets communs peuvent ainsi être menés.

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