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Comment s’élabore la Une de Pèlerin ?

Chaque semaine, le magazine Pèlerin sort en kiosque le jeudi. Dans les choix de la première page – la Une – se traduisent beaucoup d’éléments.

Derrière la « Une », il y a d’abord une équipe qui soutient un projet : un hebdomadaire grand public, avec un regard chrétien sur l’actualité et une dimension magazine pour accompagner les lecteurs dans une dimension spirituelle, dans leur vie quotidienne. « Beaucoup de nos lecteurs ont une recherche de cohérence entre leurs convictions et la façon de vivre aux jours le jours », souligne Anne Ponce, directrice de Pèlerin. Pour comprendre comment s’élabore une couverture de magazine, il faut se souvenir, souligne Marc Guillon rédacteur en chef visuel du magazine que « le temps d’analyse d’une couverture d’un magazine est de moins de 5 secondes. Et ce temps s’est réduit ces dernières années. » Dans ces cinq secondes, plusieurs éléments doivent « parler » : le logo, les typographies par exemple.

« Notre journal est la maison de nos lecteurs, il faut qu’ils puissent le reconnaitre : comme vous ne changez pas chaque soir les meubles de votre salon, on ne change pas tout dans une Une chaque semaine. Il faut des éléments familiers », raconte Marc Guillon. Parfois c’est l’image qui donne le titre, parfois c’est l’inverse : « c’est un jeu de créativité », explique le rédacteur en chef visuel. Anne Ponce ajoute : « La couverture est un très bon test pour savoir si on a choisi les bons sujets : cela permet de voir si l’on a bien « un » sujet phare, qui accrochera le lecteur. C’est aussi l’épreuve de vérité pour savoir si l’on a trouvé le bon sujet et la bonne manière de le traiter. Parfois, on arrive à la conclusion que si on avait travaillé la Une avant, l’article aurait été orienté différemment. »

L’équipe de rédaction en chef travaille sur le titre, et les journalistes qui ont réalisé les articles. « Chaque semaine, on essaie au mieux d’envoyer le message de l’incarnation », raconte Marc Guillon : sur chaque photo de Une il est très important pour lui de dire qui sont les visages mis en valeurs, ce n’est jamais « n’importe qui ». Pour certains sujets, Pèlerin fait appel aux images d’illustrations, dessins d’humour… « Il y a des sujets sur lesquels nous sommes très attendus, par exemple la pauvreté, la précarité. Mais c’est souvent sur ces sujets-là que nos lecteurs sont mal à l’aise devant la mise en image de ces sujets. » Face à une Une montrant une famille dans leur salon et un titre sur le mal-logement, les réactions ont été vives : voyeurisme ? Pas pour nous, au contraire, regard chrétien bienveillant et en dignité, répond Marc Guillon. Sur le thème de la souffrance, « on peut la montrer sans être sanguinolent, cela participe de notre projet éditorial: montrer, dans la bienveillance. »

Anne Ponce abonde : « L’émotion peut faire partie de l’information d’une photo, ce n’est pas parce qu’une photo véhicule une émotion que c’est mal. On le fait en conscience, sans tomber dans le voyeurisme, en posant une parole sur une photo forte. » Quand une photo de Une fait débat auprès des lecteurs, l’équipe de rédaction en chef s’en nourrit pour apprendre face à d’autres situations.

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